dimanche 5 juillet 2009

Pourtant les éponges.


Je ne peux plus écouter CocoRosie depuis que je sais que certaines personnes connaissent. Je ne veux plus le voir puisqu'il désire en voir d'autre. Je ne souhaite plus manger puisque je ne suis pas la seule. Je sais pourtant consoler. Une vague âme pâteuse, molle, qui peut offrir une main délicate. Je ne veux plus personne, le désir, c'est fini. Je veux faire des bêtises. Tout effacer, recommencer une nouvelle fois. J'ai envie de dire que mon avenir ne sera pas. Mais j'ai toujours une conscience.


Pourtant, je ne veux plus aimer car je sais que je le suis.

vendredi 26 juin 2009

Où est mon rêve ?







Je pense qu'il est perdu à jamais.
Que je ne l'approcherais plus.
Écouter des morceaux de piano.



Je doute, j'aimerais que tout ça s'arrête. Je m'apprête à passer mes derniers moments de mes années lycée demain. Bientôt, je ne dirai plus "lycéenne" mais "étudiante". Je continuerai à apprendre des choses. Et pourtant, c'est ce qu'on appelle grandir. Mais Lui est là. Je me demande dans ces moments pourquoi. Je suis horrible.

jeudi 18 juin 2009

La jupe de la dame.

Je ne sais où écrire, je ne sais à qui parler. Encore une fois, je me sens terriblement seule. Je n'envisage plus rien, je me laisse porter. Je n'ai plus d'endroit à moi, je n'ai plus d'attaches, je n'ai plus de ressources, le monde s'empoisonne et je reste, ne sachant quoi faire. J'aimerai pouvoir aider, continuer à vivre. En attendant, je ne vois que de gigantesques sables mouvants. Non, plus personne n'est là, je plonge. Personne pour me redresser, je m'enfonce. Je ne me laisserais pas emporter, si seulement j'avais le choix. J'appelle toujours. Encore une fois, personne n'est là.

mercredi 17 juin 2009

Le déluge.






Il me faudrait une arche des connaissance, qui me laisserait voguer sur le flot des contenus. Un gigantesque bout de bois, on vire les animaux, on m'y place. J'apprendrais alors, je n'aurais plus aucun manque. En attendant, je me sens terriblement seule, j'ai une espèce d'épreuve à surmonter, personne pour m'y accompagner. Je ne me sens pas prête. Encore une fois, je n'aurais pas le choix que de prendre ma respiration, d'entrer, et d'espérer que tout se passe bien. J'y suis contrainte, c'est un passage. Et pour toutes ces personnes que j'ai toujours soutenu, toutes celles en qui je croyais, qui est là pour me soutenir cette fois?

vendredi 5 décembre 2008

Seule contre tous.

Je me laisse donc emporter, je flotte dans les airs. Il est bien trop loin de moi, je continue de respirer, toujours plus difficilement. J'y arrive. Lorsqu'il reviendra, je le serrerai. Tellement fort, je sentirai ses os craquer sous mes doigts repliés. Je ne m'inquiète plus, je sais qu'il est là. Le plus dur est de ne pas pouvoir le toucher, le sentir, lui parler, l'observer.
Tous mes sens seront en éveil, ce jour là, je n'attends plus que ça. À son retour, personne ne m'aura jamais vu plus heureuse, plus souriante. J'attends ce jour. Lundi arrivera vite. Déjà trois jours, plus que trois jours.

En attendant, je reste déconnectée de cette réalité.

samedi 1 novembre 2008

J'aime besoin d'être accrochée.

Avoir un fil invisible afin de ne pas s'égarer. Mon corps se fâche contre mon âme. Mon âme ne veut plus rien entendre. Je suis seule, perdue, dans un endroit que je ne connais pas. Je ne retrouve plus mon chemin, je ne sais plus. Je sais que j'en suis proche, très proche.
Je suis mal, tellement mal. Je ne sais plus respirer. J'ai une impression d'oppression. Je suis gonflée, je suis tordue, meurtrie. Mon cœur n'avance plus. Ce soir, il me laisse trembler.

J'ai une envie d'être libérée, de me sentir toute entière. De vivre des jours, des jours, n'en plus pouvoir de vivre, d'être heureuse, du bonheur. De la chaleur, de sa chaleur. Des sourires et des grands, des lèvres. Des rides aux coins des yeux. Et d'un avenir.

lundi 20 octobre 2008

Porte tes mains.


Et puis, la vie ne nous cause pas tellement de soucis.