vendredi 5 décembre 2008

Seule contre tous.

Je me laisse donc emporter, je flotte dans les airs. Il est bien trop loin de moi, je continue de respirer, toujours plus difficilement. J'y arrive. Lorsqu'il reviendra, je le serrerai. Tellement fort, je sentirai ses os craquer sous mes doigts repliés. Je ne m'inquiète plus, je sais qu'il est là. Le plus dur est de ne pas pouvoir le toucher, le sentir, lui parler, l'observer.
Tous mes sens seront en éveil, ce jour là, je n'attends plus que ça. À son retour, personne ne m'aura jamais vu plus heureuse, plus souriante. J'attends ce jour. Lundi arrivera vite. Déjà trois jours, plus que trois jours.

En attendant, je reste déconnectée de cette réalité.

samedi 1 novembre 2008

J'aime besoin d'être accrochée.

Avoir un fil invisible afin de ne pas s'égarer. Mon corps se fâche contre mon âme. Mon âme ne veut plus rien entendre. Je suis seule, perdue, dans un endroit que je ne connais pas. Je ne retrouve plus mon chemin, je ne sais plus. Je sais que j'en suis proche, très proche.
Je suis mal, tellement mal. Je ne sais plus respirer. J'ai une impression d'oppression. Je suis gonflée, je suis tordue, meurtrie. Mon cœur n'avance plus. Ce soir, il me laisse trembler.

J'ai une envie d'être libérée, de me sentir toute entière. De vivre des jours, des jours, n'en plus pouvoir de vivre, d'être heureuse, du bonheur. De la chaleur, de sa chaleur. Des sourires et des grands, des lèvres. Des rides aux coins des yeux. Et d'un avenir.

lundi 20 octobre 2008

Porte tes mains.


Et puis, la vie ne nous cause pas tellement de soucis.

dimanche 19 octobre 2008

Et le bonheur.

Je suis tellement heureuse, Amoureuse. Tout est parfait. Ne rien demander de plus.
Je vole.

dimanche 21 septembre 2008

Et pourtant le silence

Aujourd'hui, je ne vois aucune raison d'aller bien. Le silence, le silence.
Le ciel me manque. Je le regarde à travers la fenêtre, il me semble si lointain, à présent. Non, ça ne va pas. Vraiment pas.

dimanche 7 septembre 2008

Je voudrais parcourir

Ce que je veux c'est parcourir le monde où la ville je m'en fous parcourir c'est mieux que voyager tu ne fais que marcher et regarder tu ne t'intéresses pas vraiment mais tu n'es pas non plus totalement à l'ouest parcourir c'est le voyage magique tu n'es rien tu parcoures & tu penses plus de soucis de toute façon personne ne sera là pour te le faire découvrir tu es là de toi-même et personne autour où alors des individus que tu ne connais pas qui peuvent être n'importe qui n'importe quoi & jamais tu ne les connaitras plus que ça avance avance toujours plus vite et toujours plus loin à un moment tu coures mais tu vois quelqu'un au loin tu ralentis tu ne connais pas cette personne ne t'en fais pas tu continues et lorsque tu passes à côté tu baisses les yeux ou alors tu regardes ailleurs au lieu de le fixer comme avant quand tu étais sûre de toi que tu as changé tu t'en rends compte mais ce n'est plus le moment de penser à ça autre chose te traverse l'esprit une vague idée qui devient une résolution une solution un nouveau départ une nouvelle santé une nouvelle envie un nouvel ami sûrement un peu trop érubescent & en pensant à ce mot ami tu repenses à lui qui t'as fait temps de mal sans le vouloir c'est trop tard il est perdu tu ne le reverras peut-être pas penses tu mais au fond tu te dis que forcément tu vas le revoir & que forcément tu veux le revoir tu te sens d'ailleurs un peu pitoyable mais bon c'est pas si grave il ne le sait pas & tout ce que tu écris là il ne le verra jamais quoiqu'on en sache mais tu sais au fond loin au fond tout au fond que ce serait bien mieux qu'il soit superfétatoire pour toi oh oui beaucoup mieux tout irait bien c'est-à-dire que tout irait bien dans le peut-être meilleur des mondes possibles tu disais que tu voulais parcourir le monde & pourtant à chaque fois tu te remets à y penser bordel tu vas aller loin ma pauvre fille si tu t'attaches si facilement tu crois qu'il pense encore à toi lui non hein il suffit de l'imaginer c'est impossible.

Respire.

Ecrire sur les murs

J'ai des fleurs tout plein dans ma tête. Des cocons de chenille tout plein dans mon ventre. J'ai les yeux qui champagnent & les jambes qui s'émoustillent. Les cils qui s'débattent & la bouche qui se nerfent. J'ai bien des pieds qui crampent mais toujours chatouilleux.Maintenant, mes mains caressent tout ce que je touche. J'en pose une sur une table, la table est caressée. Pensée pour Monsieur.

On n'est jamais très mécontent qu'un adulte s'en aille,
ça fait toujours une vache de moins sur la terre, qu'on se dit,
tandis que pour un enfant, c'est tout de même moins sûr.
Il y a l'avenir.

(Céline, Voyage au bout de la nuit.)