mercredi 19 août 2009

Fleurs.




J'aurais pu lui ordonner de revenir, si j'en avais eu le courage.
Mais je n'arrive pas à crier. Pas sûr lui.
Je ne pense pas y arriver un jour.

Alors je porte ma couronne de fleur, relève la tête. Et continue à passer mes journées seule. Personne n'est là, non. Les arbres te disent que c'est un rêve, le vent frais t'annonce que ce n'était qu'une pensée. Non, il faut encore être patiente. Regarder vers l'horizon, caché par ces murs. Petit oiseau en cage.

mardi 11 août 2009

Minche.



Quand j'étais plus jeune, juste un peu plus petite, j'écrivais des jolis histoires avec des clowns, des souris qui voyageaient dans des montgolfières, des crayons qui s'échappaient des trousses. Je n'ai jamais gardé ces textes, je ne saurais pas les retrouver. À cette époque, toute proche, j'étais heureuse, tout allait bien. Je me contentais de sourire, d'aimer. Tout était merveilleux autour de moi. Ce n'est que maintenant, depuis quelque temps, que je me rends compte qu'il y a quelque chose qui ne va vraiment pas, plus. Je souffre, je suffoque. Chaque respiration devient un supplice. J'ai du mal à marcher, je suis fatiguée. Je veux me reposer dans ses bras. Mon merveilleux est trop loin. Mon âme est épuisée, effondrée. J'ai tellement peur de l'oubli.

lundi 10 août 2009

Impossible.


Des vacances horribles, infinissables. Je voudrais que le temps s'arrête plus longtemps à chaque seconde, que tout dure éternellement. Je veux m'arrêter en dormant, en rêvant. Pendant mes songes, mes cauchemars. Mais surtout ne pas avoir commencé ou fini cette période de vacance. Je veux juste m'endormir, je demande à m'endormir. Pourtant, il existe toujours un moment où le jour se lève, où mes yeux s'ouvrent et ne veulent plus se refermer. Ce moment où je me demande ce que je vais faire de ma journée. "Rien", me suis-je répondu ce matin. Alors le temps passe, il n'a pas décidé de s'arrêter comme je le désirais.

dimanche 5 juillet 2009

Pourtant les éponges.


Je ne peux plus écouter CocoRosie depuis que je sais que certaines personnes connaissent. Je ne veux plus le voir puisqu'il désire en voir d'autre. Je ne souhaite plus manger puisque je ne suis pas la seule. Je sais pourtant consoler. Une vague âme pâteuse, molle, qui peut offrir une main délicate. Je ne veux plus personne, le désir, c'est fini. Je veux faire des bêtises. Tout effacer, recommencer une nouvelle fois. J'ai envie de dire que mon avenir ne sera pas. Mais j'ai toujours une conscience.


Pourtant, je ne veux plus aimer car je sais que je le suis.

vendredi 26 juin 2009

Où est mon rêve ?







Je pense qu'il est perdu à jamais.
Que je ne l'approcherais plus.
Écouter des morceaux de piano.



Je doute, j'aimerais que tout ça s'arrête. Je m'apprête à passer mes derniers moments de mes années lycée demain. Bientôt, je ne dirai plus "lycéenne" mais "étudiante". Je continuerai à apprendre des choses. Et pourtant, c'est ce qu'on appelle grandir. Mais Lui est là. Je me demande dans ces moments pourquoi. Je suis horrible.

jeudi 18 juin 2009

La jupe de la dame.

Je ne sais où écrire, je ne sais à qui parler. Encore une fois, je me sens terriblement seule. Je n'envisage plus rien, je me laisse porter. Je n'ai plus d'endroit à moi, je n'ai plus d'attaches, je n'ai plus de ressources, le monde s'empoisonne et je reste, ne sachant quoi faire. J'aimerai pouvoir aider, continuer à vivre. En attendant, je ne vois que de gigantesques sables mouvants. Non, plus personne n'est là, je plonge. Personne pour me redresser, je m'enfonce. Je ne me laisserais pas emporter, si seulement j'avais le choix. J'appelle toujours. Encore une fois, personne n'est là.

mercredi 17 juin 2009

Le déluge.






Il me faudrait une arche des connaissance, qui me laisserait voguer sur le flot des contenus. Un gigantesque bout de bois, on vire les animaux, on m'y place. J'apprendrais alors, je n'aurais plus aucun manque. En attendant, je me sens terriblement seule, j'ai une espèce d'épreuve à surmonter, personne pour m'y accompagner. Je ne me sens pas prête. Encore une fois, je n'aurais pas le choix que de prendre ma respiration, d'entrer, et d'espérer que tout se passe bien. J'y suis contrainte, c'est un passage. Et pour toutes ces personnes que j'ai toujours soutenu, toutes celles en qui je croyais, qui est là pour me soutenir cette fois?